Infos juridiques
Le nouveau statut « auto-entrepreneur » fait sa rentrée le 1er janvier 2009 pour ceux qui ont opté avant le 31 décembre !
Par Olivia Menu, le 05/09/2008
Ainsi, juridiquement, l’auto-entrepreneur peut créer son entreprise, en quelques clics via internet ou par écrit, en se déclarant auprès du centre de formalités des entreprises de la chambre de commerce et de l’industrie ou de la chambre des métiers.
Comptablement, il n’est soumis à aucune obligation.
Du côté des charges, l’auto-entrepreneur peut choisir d’acquitter ses impôts et ses contributions et cotisations sociales forfaitairement au moment où il réalise les gains. Ce forfait se décompose en deux paiements distincts, le versement social et le versement fiscal. Ils correspondent à un pourcentage du chiffre d’affaires du mois ou du trimestre précédant selon le choix du contribuable. Ces prélèvements sont libératoires. L’entrepreneur n’aura donc plus rien à payer.
Et là encore, les formalités sont simples. Il suffit d’adresser une lettre d’option pour le versement fiscal libératoire aux services des impôts et une autre à la caisse de base du RSI pour le versement social libératoire (régime micro-social).
Pour pouvoir opter pour ce nouveau statut, l’auto-entrepreneur doit alors être éligible au micro-BIC ou micro-BNC ; ce qui implique que le chiffre d’affaires annuel hors taxe réalisé soit inférieur à 80 000 € si l’activité est commerciale et à 32 000 € pour les activités de prestations de services et les bénéfices non commerciaux (BNC). Ces seuils seront réactualisés tous les ans.
Le taux forfaitaire global (fiscal et social) devrait être de 13 % si l’activité exercée est commerciale et de 23 % s’il s’agit d’une activité de services. Mais actuellement, seuls les taux d’impositions sont connus (1 % pour les activités commerciales, 1,7 % pour les activités de prestations de services et 2,2% pour les BNC). Il faut attendre le décret d’application pour connaître ceux qui s’appliqueront au régime micro-social.
Les dividendes distribués aux associés d’une société d’exercice libéral sont-ils soumis aux cotisations de retraite ?
Par Dominique Bougerol, le 10/07/2008
Les dividendes versés aux associés d’une société de capitaux sont des revenus du patrimoine et sont, à ce titre, imposés à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
Mais pour la Cour de cassation, cette règle fiscale n’est pas transposable en matière de cotisations sociales. En effet, dans une affaire opposant un chirurgien-dentiste à la Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes, les magistrats viennent de juger que les dividendes versés à un associé d’une société d’exercice libéral (Sel) constituent des revenus professionnels et non des revenus du patrimoine. À ce titre, les dividendes perçus par ce chirurgien-dentiste devaient donc entrer dans l’assiette de la cotisation d’assurance vieillesse due à cette caisse de retraite.
Par cette décision, la Cour de cassation prend l’exact contre-pied d’un arrêt du Conseil d’État rendu l’année dernière. Selon cette seconde juridiction, les dividendes versés aux associés d’une Sel entrent, au contraire, dans la catégorie des revenus du patrimoine et sont donc soumis à la CSG sur les revenus des capitaux mobiliers.

